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Synthèse de l’Atelier de Quartiers Bellefontaine-milan du 22 janvier 2015

vendredi 11 mars 2016, par Mohamed Azzoug

SYNTHESE DE L’ATELIER DE QUARTIER BELLEFONTAINE /MILAN DU 22 JANVIER 2015

Le quartier bénéficie de nombreux atouts en faveur d’une dynamique positive de projet pour 20152020. C’est ce qui transparaît non seulement de l’ampleur de la mobilisation des acteurs sur l’Atelier de Quartier du 22 janvier mais aussi des différents éléments de contenu qui ont été proposés lors de cette phase de co-construction collective. Des leviers d’actions ont été repérés par les acteurs et l’identification de freins doit guider la manière de concevoir les actions :

Les freins suivants doivent être pris en compte :

  • Une image dégradée du quartier et une présence de trafics divers qui pèsent sur la vie quotidienne difficile de venir dans notre quartier,la violence fait plus vendre que la solidarité,notion de moindre qualité parce que quartier dit populaire, manque de moyens,idée que parce que les gens sont pauvres, alors suffisent des actions moyennes,mauvaise image du quartier qui limite l’envie d’y venir, le trafic en tout genre,médiatisation excessive des événements négatifs.
  • Une partie de la population perçue en situation de repli, et stigmatisée par son origine culturelle ou son appartenance religieuse : favoriser la mixité sociale, limiter le communautarisme,parquer les personnes de la même origine et de la même religion est un inconvénient, risque de dérive sectaire.
  • Les freins à l’insertion socioprofessionnelle(discriminations à l’accès à l’emploi, pas de maîtrise des savoirs de base, faible niveau de qualification, pas de lien avec les entreprises du secteur, difficultés de mobilité) :mauvaise réputation du quartier et a priori vis à vis des habitants du quartier,manque de qualification des demandeurs d’emploi , la barrière de la langue,pas assez d’actions d’alphabétisation ,manque de formation et de passerelles entre les habitants, l’école et l’entreprise , discriminations à l’emploi ,problème de mobilité lié aux ressources.
  • Des difficultés rencontrées par des publics spécifiques (jeunes et femmes) dans leur parcours d’insertion professionnelle(manque de connaissance des services Emploi du quartier, décrochage scolaire, faible niveau de qualification, mauvaise image du quartier qui nuit à l’embauche, repli sur le quartier notamment pour les femmes, taux d’emploi des féminins plus faible sur le secteur) :décrochage scolaire des jeunes de notre quartier,la difficulté de trouver des stages.
  • Un certain isolement du quartier du Milan et un environnement dégradé : le secteur du Milan est trop isolé (un accès très enclavé), des commerces peu diversifiés, des services publics inexistants :des copropriétés très en difficulté,voirie privée mais utilisée comme une voirie publique,jeunes qui traînent dans le quartier »,insécurité,incivilité et excès de vitesse.
  • Une précarité des acteurs et des relations partenariales à améliorer:un tissu associatif fragile,manque de cohérence des actions menées, absence de lisibilité sur le qui fait quoi,manque de qualification des intervenants,mise en concurrence des acteurs », manque de qualification,chacun pour soi dans le cadre associatif, et difficultés de trésorerie ou de financement.
  • Une mixité sociale mise à mal dans les écoles et un manque d’expérience des intervenants : « jeunes enseignants, jeunes professeurs ou équipes qui changent souvent »,plus de mixité sociale dans les classes , bénévoles peu formés , manque de qualification .
    En suivant, on peut regrouper les leviers d’intervention cités par les partenaires locaux de la manière suivante :

Développer la communication pour mieux exploiter les ressources du quartier et le rendre plus attractif :

Valorisation réelle et pérenne de l’image du quartier », « mise en valeur de l’histoire du quartier,équipements de qualité sur le quartier,beaucoup d’habitants aiment leur quartier.

Ce thème interpelle sur l’image que devrait renvoyer le quartier afin d’être attractif. Il ne s’agit pas de nier les problématiques négatives mais bien de valoriser l’existant positif.

  • Mettre en place une campagne de communication sur tous les aspects positifs du quartier : « son histoire, son patrimoine, ses actions associatives, ses propositions culturelles et sportives, les réussites professionnelles de ses habitants, etc. Beaucoup d’habitants aiment leur quartier .
  • Valorisation des différences du quartier : pourrait se traduire par un projet artistique visible par tous (lien entre architecture spécifique et mixité culturelle de ce quartier), des équipements de qualité sont présents.
  • Développer une meilleure signalétique pour circuler dans le quartier.
    Améliorer les espaces publics et l’habitat :

Ce thème se traduit par un quartier facile d’accès où il fait bon vivre et se déplacer sans crainte, quel que soit son origine social ou culturel, son âge ou son sexe. Un quartier agréable à l’œil, ou tout un chacun peut s’investir dans des projets pour le bien de tous.

  • Ouvrir les voies d’accès au quartier et développer la signalétique.
  • Sécuriser le quartier (entrée du quartier, immeubles, lieux associatifs...) et remettre le sens civique dans la circulation (stationnement, vitesse...) et le bruit (nuisance sonore) : avoir une présence policière régulière pour faire respecter l’ordre public et non sporadique.
  • Favoriser la mixité culturelle du quartier : implantation de commerces diversifiés, d’espaces pour tous, réfléchir aux heures d’ouverture en lien avec les rythmes de vie des habitants, développer les moyens de transport vert à l’intérieur du quartier, favoriser l’installation de personnes venues d’ailleurs, etc.
  • Continuer la valorisation des espaces verts, sources de projet participatif et la rénovation des immeubles et écoles.
  • Accentuer la rénovation et l’entretien des immeubles en sollicitant la participation des habitants (associations de locataires ou propriétaires à redynamiser).
    Favoriser le vivre ensemble et la rencontre entre des publics différents par des espaces publics animés :

Ce thème traduit le besoin d’une vie dans le quartier, festive, conviviale et accueillante à l’image d’autres quartiers de la ville des temps où l’on peut « aller vers et faire avec .

  • Développer les festivités ou les projets se déroulant sur l’espace public sur le quartier, en lien avec la population mais en lien aussi avec la ville afin d’éviter le cloisonnement :« dynamique associative et associations d’habitants à développer et valoriser ».
  • Créer des espaces de rencontres conviviales : de l’aire de jeux pour enfants à la salle des fêtes pour développer des temps de partage.
  • Accueillir des événements de prestige qui attireront un public extérieur tout en profitant à la population : des événements de qualité qui soient de même niveau que le centre-ville.
  • Développer les actions liées à l’environnement, le développement durable sur les espaces verts du quartier : valoriser les espaces verts, espaces de rencontres et de repas.
    Renforcer le rôle des institutions et organismes liés à l’emploi
  • Des carrefours pour l’emploi, les métiers, les formations doivent être davantage développés : il faut pour cela une coordination entre les acteurs de l’emploi, une construction solide et une meilleure visibilité.
  • La réactivité accrue des services de l’emploi est une priorité qui revient souvent. Pour améliorer cette réactivité, l’idée de multiplier les permanences (délocalisées ou pas) des services de l’emploi est mise en avant : missions locales, pôle emploi...
  • Il est nécessaire d’améliorer la connaissance des services liés aux politiques publiques de l’emploi, y compris l’assurance chômage.
  • Les associations de quartier et inter-quartiers sont également des acteurs de l’emploi dans les quartiers prioritaires. Elles souhaitent être encouragées et soutenues à ce titre.
    Mener des actions ciblées sur certains publics
  • C’est encore l’emploi et l’insertion des jeunes (18-30 ans) qui doivent faire l’objet d’une attention particulière. Sur Bellefontaine, la question de l’emploi des femmes est particulièrement prégnante avec un taux d’emploi féminin bien plus faible qu’ailleurs.
  • Des actions ciblées sur ces publics doivent être trouvées et mises en place régulièrement.
    Mobiliser le monde de l’entreprise et de l’entrepreneuriat

C’est l’image des QPV par les entreprises et vice versa qui est en question. Trois secteurs doivent être travaillés :

  • Le problème des stages pour les collégiens ne doit pas être négligé. Au contraire,dans les QPV, les difficultés qu’éprouvent les parents et les professeurs pour un stage aux élèves, notamment en dehors des QPV, sont plus importantes.
  • Une meilleure connaissance par les habitants des entrepreneurs issus de leur quartier
  • Idée d’une « journée entrepreneur ». Le but est de changer les a priori et de lutter contre les discriminations à l’embauche.
  • Comment parvenir à un meilleur taux d’embauche de personnes issues des QPV par les entreprises situées dans ou à proximité des QPV ? C’est la question de la redynamisation du réseau ZFU.
    Développer le lien avec le monde de l’éducation
  • De manière générale, les actions de découverte des métiers/formations sont à développer. Certaines, comme par exemple des clips vidéo tournés par les élèves, sont valorisantes et de qualité.
  • De plus, les liens entre les entreprises et les établissements scolaires (second degré) doivent être resserrés : implication plus forte des clubs d’entreprises pour de l’accompagnement, des projets communs, des présentations de métiers....
    Innover dans le cadre de l’accompagnement socio-éducatif :
  • La problématique du décrochage scolaire doit mobiliser pour des réponses innovantes, sur la base d’une école ouverte (lien avec le territoire) où peut être lier éducation dans la cité (apprentissage citoyen) et apprentissage scolaire. L’outil culturel devrait permettre de favoriser les apprentissages autrement.
  • La communication sur des parcours de réussite comme pédagogie de l’exemple pourrait avoir un effet mobilisateur chez les plus jeunes.
  • Il apparaît primordial de favoriser la mixité sociale dans les groupes scolaires, tout en privilégiant des classes à basse densité pour de meilleurs acquisitions.
  • Renforcer les actions liées à la citoyenneté et la connaissance des institutions.
    Inciter à une plus grande cohérence et coordination des acteurs :
  • Un principe de base est formulé par les participants, autour de l’indispensable synergie entre les différents acteurs de terrain.
  • Le réseau associatif territorial devrait permettre, à travers un partenariat de projet (cohérence et sens dans l’action) la mise en place de conditions propices à l’accès à la citoyenneté des populations. Ce rapprochement de projet devra favoriser l’implication citoyenne à travers l’angle éducatif, appuyer sur un réseau de bénévoles consolidé.
  • Des priorités d’actions importantes sont attendues autour de la formation des acteurs associatifs de terrain, et de l’accès à l’alphabétisation comme préalable à toute construction citoyenne.
  • Renforcement des actions visant la parentalité.
    Les trois enjeux soumis à la discussion ont donc été retenus par les participants :

Un quartier plus apaisé, un quartier plus attractif :

  • En développant la communication pour mieux exploiter les ressources du quartier et le rendre plus attractif,
  • En améliorant les espaces publics et l’habitat,
  • En favorisant le vivre ensemble et la rencontre entre des publics différents par des espaces publics animés.

Le quartier et l’emploi :

  • En renforçant (en développant) le rôle des institutions et organismes liés à l’emploi
  • En menant des actions ciblées sur certains publics
  • En s’adressant (inciter, solliciter) au monde de l’entreprise et de l’entreprenariat
  • En faisant le lien avec le monde de l’éducation.

Un soutien d’éducatif et social renforcé :

  • Par un accompagnement socio-éducatif renforcé et innovant,
  • Par plus grande cohérence et coordination des acteurs.